Il m'arrive d'avoir un coup de blues, un coup de blues à cause de mon egoisme, de ce caractere que je ne retrouve plus vraiment, il faut creuser.
Je monte pour mon plaisir, pour tout oublier, pour passer une heure geniale dans la semaine, mais cette heure là fait-elle plaisir au cheval comme elle fait plaisir à nous? Non. Je suis egoïste, tout simplement, certes je me dis que si ce n'est pas moi qui la monte, ca va être quelqu'un d'autre, elle fera le même nombre d'heure que je le monte ou non. Mais ca fait quand même mal.
C'est ca la vie de club.. On ne reconnait plus le cheval qu'on montait avant.
Paï, qui petait en l'air à chaque heure, qui avait toujours ses lutins dans la tête, qui voulait jouer. Ce caractere se perd petit à petit dans la vie de club. Et maintenant ce qu'il reste avec certitude c'est son caractere au boxe, la partie de son caractere la moins "amusante", prête à mordre chaque cavalier qui ira sur son dos. Paï de Riz c'est la "jument au sale caractere", voilà comment on l'appelle maintenant et ca ne fait pas vraiment plaisir. On ne peut pas la changer à ce niveau là. Mais on pourrait les retrouver, elle et ses lutins, on pourrait mais pas en la laissant en club. Il faut l'accepter, il faut bien qu'il y ai des chevaux de club, on n'evoluerait pas sinon. Il faut l'accepter, avec difficulté, mais il faut l'accepter.